Manifeste pour une
vie choisie

As-tu réellement choisi ?

As-tu oublié que tu avais un rêve à vivre ? As-tu parfois l’impression de mener une existence de substitution ?
Si la vie que tu vis est une vie morne et grise, alors probablement que ce n’est pas la tienne. Si tu ne vis pas ta vie passionnément, n’as-tu point l’impression d’avoir chaussé une vie par procuration ? Celle d’un parent, celle d’une idéologie, celle d’une attente présumée de la société.
Ce faisant, à force de vivre ce que tu n’étais point destiné à vivre, alors tu perds le goût de tout, tu ne prends soin de rien, tu t’assommes et t’oublie de mille façons. Et pour te protéger tu deviens cynique.
Tu as oublié que tu avais le choix. Le choix à chaque seconde de ton existence. En abdiquant tes choix, tu t’es fabriqué de détestables habitudes, tu t’es construit un peu enviable sort. Tu as fini par céder quelques pièces de ta maison de ta vie à d’effroyables invités, ennemis de la vie.
Si tu ne fais rien, ton futur pourrait bien ressembler à celui-ci…

Il sera une fois

Neoparis -IVème sous-sol, 8 Mars 2089

6:15. Je suis en sueur. Je me réveille en sursaut. J’ai fait un cauchemar. J’ai rêvé que j’étais retourné dans le passé. Comme grand-père Johan, je devais me rendre dans une usine. Une sorte d’immense cube en surface où j’étais entouré d’hommes et de femmes en chair et en os. J’y passais toute ma journée et m’affairaient en tous sens à côté d’eux. Et je tirais, et je poussais quantité d’engins compliqués, fabriquant d’autres engins encore plus compliqués.

Mais avant d’aller dans cette usine, comme si cela ne suffisait pas, il fallait que que je m’agglutine à d’autres corps pendant plus de 45m dans une sorte de tube de métal roulant infernal, nommé train. J’étais si serré que parfois, bien malgré moi, je touchais un autre corps. Malgré le vacarme du train, malgré la foule des corps il régnait un silence oppressant. Les regards étaient fuyant.

Dans mon cauchemar, je distinguais parfois des étendues grises et bleuâtres lorsque je regardais en haut. L’inconcevable existait encore à l’époque de mon grand-père : ils marchaient à la surface de la Terre.

Ce qui m’avait réveillé, c’était ce moment où au sortir de l’usine nous nous rendions dans un cube qu’ils appelaient café. Quelqu’un, André je crois, me parlait. Puis sans raisons, à un moment, il me pressait de faire entrer dans mon corps un liquide rouge. Au comble de l’horreur mon esprit à disjoncté, mon cauchemar s’est arrêté.

Ayant recouvré mes esprits, je me rappelais ce que nos historiens nous avaient enseigné. Je me rappelais les holo-souvenirs de grand-père Johan que nos historiens avaient eu la sagesse de nous implanter. Les déplacement incessants des proto-humains avaient empoisonné l’eau, la terre et l’air. Le seul élément naturel que nos ancêtres avait épargné était les rayons du soleil.

Les comportement irrationnels des proto-humains avaient ensemencé sur la Terre d’innombrables germes infectieux. Une autre de leur grande affaire était d’expédier ce qui sortait de leurs usines le plus loin possible sur la Terre. Et partout sur cette Terre ils expédiaient et recevaient des engins artificiels. J’ai du mal à comprendre ce qui les animaient.

Des flashs des holo-souvenirs de grand-père Johan me revenaient. A cette époque, chacun circulait partout sur la Terre. Le grand encadrement n’existait pas encore. Les proto-humains vivaient encore en croyant avoir le pouvoir de diriger leurs vies par eux même.

D’après ce que j’ai compris, les IA étaient rudimentaires. Ils pensaient que chacun était responsable de sa vie. Ils croyaient encore que l’individu primait sur l’intérêt général de l’espèce. Grand père Johan s’était fait connaître pour ses prises de position séditieuses. C’est pour cela que le grand encadrement nous narrait sa vie. Pour que nous puissions tirer leçons du passé. Et que jamais cela ne se reproduise

Grand-père Johan arguait que chacun avait le droit de sortir comme bon lui semblait en plein air. De jouir de son corps…

Il semblait ne pas avoir réussi à assimiler les progrès de la nouvelle normalité.

Pauvre homme, il aurait encore moins compris notre U2N : ultra-nouvelle normalité.

Il pensait que les gouvernants cherchaient à restreindre ses mouvements. Il était le porte-étendard des partisans de l’ancienne normalité. Il défendait un concept incompréhensible qui reposait sur des intérêts individuels, qu’il nommait liberté. Cela semble correspondre à ce que nous appelons aujourd’hui irresponsabilité.

Grand-père Johan prétendait que la vie ne valait la peine, que si elle était vécue dans toute sa dangerosité ! Que nous étions des êtres de chair et de sang, faits pour sauter, danser, marcher, manger ! Que vivre impliquait des risques. Il se refusait à restreindre ses déplacement et réfutait l’utilité des combinaisons anti-Tout, progrès pourtant avéré, des masques primitif de la première pandémie de 2020. Il réfutait le bien fondé des mesures prophylactiques permanentes. Grand-père Johan était le genre de dangereux individu à remettre en question toutes les mesures de précautions.

Il ne percevait pas les mesures d’auto-confinement souterrain perpétuel comme une évolution naturelle de la race humaine. Il souhaitait imposer que chacun devait circuler, que les objets aussi devaient circuler au risque de contaminer les autres humains de son temps. Il disait que chacun était responsable de sa santé. A croire qu’il méprisait même ses enfants. Les actuels néo-humains.

Comme tous ceux de l’ancienne normalité il niait tout en bloc. Allant jusqu’à prétendre que personne n’avait le droit de lui dicter son comportement, qu’il pouvait respirer à visage découvert, qu’il pouvait expédier et recevoir ce qu’il voulait où bon lui semblait. Il disait que son corps lui appartenait. Que le corps primait sur l’esprit. Qu’il n’avait pas à se faire vacciner, que lui seul était responsable de sa santé. Je ne crois pas qu’il aurait compris le progrès ultime des bio-bains et la sagesse du grand encadrement.

Je chassais ces souvenirs d’instruction de mon esprit. Je ressentais un vague sentiment de honte d’avoir pu avoir eu un lien quelconque avec cet aïeul. J’allais devoir en parler ce soir avec mon IA-doc. Je me demandais si mon dosage était suffisant. Comment expliquer que des souvenirs si détestables puissent me revenir. Pourquoi ce cauchemar.

Heureusement que je ne faisais pas partie du groupe des repros. Je ne risquais pas de léguer à l’humanité des gènes inadaptés. Je venais d’assimiler la solution déjeuner que l’IA avait fait couler dans mon bio-bain. Je retrouvais peu à peu mon calme.

Le grand encadrement nous permettait de vivre sereinement dans nos auto-confs souterrains. Je n’était pas remonté en surface depuis la cent-trente-troisième pandémie de 2055. Je n’avais que six ans à l’époque, sans doute la cause de mon insouciance.

Les medIAs nous montraient chaque soir des holos-images de la surface où quelques primitifs irrésolus, vaguement humains, survivaient quasiment nus dans les vastes étendues dévastées, livrés aux éléments naturels, aux agents infectieux, aux bêtes sauvages qui rodaient.

C’est dans ces moments, que je mesurais la chance que nous avions. Nous pouvions enfin profiter d’une vie paisible, planifiée et sans aucun danger. Dès notre plus jeune âge, lors de la cérémonie de l’immersion, les IA nous informaient de leurs décisions. C’est elles qui nous désignaient le meilleur auto-conf pour nous. Elles nous préparaient nos bios-bains, et déterminaient nos affectations.

Grâce à elles, nous n’avions plus jamais le besoin de nous déplacer. Flottant dans nos bio-bains nous étions reconnaissant. Elles nous connaissaient bien mieux que nous, elles devançaient nos désirs.

Hormis le groupe inférieur des repros, nous n’avions plus jamais à prendre le risque de rencontrer d’autres néo-humains. Tout était planifié. Du matin au coucher, nos vies étaient ordonnées. Nos vies étaient parfaites. La flotaison dans les bio-bains nous assurait un confort et une sécurité inégalés.

Nos affectations étaient toujours prévues pour être le plus bénéfique à la communauté. Nous avions atteint une belle stabilité collective. L’ultra-nouvelle normalité nous permettait de jouir d’un progrès sans précédent.

Je suis parfois triste, qu’il aie fallu si longtemps à l’humanité pour enfin atteindre son apogée. Tous ces gens du passé qui ne savaient pas vivre…

Heureusement, je sais qu’il ne reste plus aucun proto-humain en surface. ◾️

Tu n'as pas le choix

A force de déléguer nos vies aux politiques, aux experts, aux méga-corporations 2089 pourrait bien ressembler à cela. A force de ne pas se réveiller, à force de ne plus lutter, d’autres choisiront le scénario de notre vie.

Tu ne veux pas cela, ni pour toi, ni pour tes enfants, ni pour personne.

Les politiciens qui te gouvernent savent mieux que toi ce qui est bon pour toi. Avec leurs alliés les megacorps ils décident de ta santé, des commerces prioritaires, des informations que tu dois ingérer, de comment tu dois te comporter.

Même ta liberté de penser est censurée. Combien de fois as-tu vu une de tes publication sur un réseau asocial censurée. Peut-être avais-tu pris la liberté d’émettre une opinion contraire à ce qu’il est admis de penser.

Ils te manipuleront sans relâche pour que tu trembles et qu’au final tu les remercies de te protéger.

Leurs experts légitimeront ton incompétence. Tu n’es pas assez. Tu ne sais pas. Écoute et applique, on sait mieux que toi.

Les gens qui n’ont pas d’éthique te presseront sans relâche. Ils s’efforceront d’orienter tes forces vives vers leurs intérêts propres et te déposséderont de tout. D’ailleurs ils possèdent déjà 90% du bien commun. Ils sont seulement 10% à posséder 90%.

La peur du chômage, la crise économique, les crises sanitaires te tétaniseront à un point tel que tu resteras sidéré et prostré. Tu n’oseras plus bouger et sera bien content de la maigre part qui te sera concédée.

L’école dévoyée est maintenant là pour te formater. Tes professeurs seront là pour t’ôter le goût d’oser forger ta propre singularité. L’école est là pour favoriser ceux qui seront le plus longtemps possible capable de régurgiter des savoirs et des idées préfabriquées. Ce sont les plus disciplinés qui serviront alors cette infâme machinerie.

Réveille-toi

Nul autre que toi ne peut se réveiller.

Le plus triste pour moi, c’est chaque fois que je me rends compte
qu’un humain abdique son pouvoir personnel, sa liberté de choix, son
libre-arbitre en faveur d’une bien-pensance qui serait bienfaisante.

Nous avons quitté l’ère de la survie il est temps de nous réveiller.
Fini le temps où chacun restait sagement à vivre une vie qui lui était
assignée par la société, par les parents, par les conventions.

Le temps est venu de te réveiller. Et c’est un choix individuel. Nul autre que toi ne peut le faire à ta place. Tu n’aurais pu le faire il y a dix ans. Il y a dix ans, sans-doutes était-ce le moindre de tes soucis, tu étais emporté dans la passion de tes projets, en la conquête d’un monde. Aujourd’hui c’est différent, le souffle originel est retombé. Ce monde s’effrite et s’effondre. Révélant la supercherie de la poursuite du rêve d’autrui.

Ta réalité n’est plus qu’incessants questionnements, ta conscience s’est éveillée. Ce chaos sonne l’heure du renouveau.

Ce que tu traverses, ce que tu vis es tristement banal.

Ce que tu traverses, ce que tu vis es formidablement salutaire.

Cette lueur qui soudain s’est allumée en toi, bientôt se transformera en un considérable brasier.

Et ce qui est rassurant c’est que même s’ils ont eu les outils pour te prendre ta liberté, et pire t’ôter l’envie même d’imaginer pouvoir un jour la conquérir.

Même s’ils ont su te sidérer au point de figer la moindre de tes velléités de t’écarter du chemin tracé, allant jusqu’à rendre ridicule toute tentative de te rappeler que tu es un humain.

Ce qui est rassurant c’est que tu peux faire chambouler facilement l’ignominieux édifice de leur pensée déficiente et débilitante. Il suffit de peu pour faire tomber le masque de l’infamie. Je te déclare libéré des chaînes de leurs abjectes vérités. La seule vérité est celle qui sommeille en toi. Tu es un être complet.

Déclame avec moi :

Je me déclare libéré des chaînes de leurs abjectes vérités. La seule vérité est celle qui sommeille en moi. Je suis un être complet.

Nul autre que toi, n’a autorité sur toi pour gouverner ta vie.

Tu es un humain. Tu es plus qu’un égo, qu’un consommateur malléable. Tu es une formidable invention divine que toi seul peut épanouir.

Fi d’eux ! Fi de leurs machinations. Fin de la grande illusion.

Mon ami tu es un esprit, un corps, tu es un être d’énergie, tu as des émotions, tu es légitime. Tu es beau, tu as un coeur. Tu es plus que ce que tu n’osais jusqu’à présent imaginer.

Tu sais que nos frères humains ne sont pas là pour reprendre la vie que nos mères nous ont donné. Nous sommes ici pour vivre en paix, en harmonie avec notre environnement.
Tu es libre. Tu as le choix de vivre ta vie. Tu as le choix d’être toi, de suivre ta voie.
Que dis-je ! Tu as le devoir de faire entendre ta voie.
Nous sommes des milliards de holons. Nous appartenons à un bien plus vaste projet. Celui de la vie, de l’infini, de l’univers. Ta voie est importante et elle compte. En étant juste toi, le monde brille à nouveau. Souffle les débris poussiéreux qui obscurcissaient ton coeur.

Renais de ces cendres de l’ancien monde. En écoutant ta voix, tu trouveras ta voie. En trouvant ta voie tu resplendiras. En resplendissant tu attireras les regards. En attirant les regards tu susciteras de nouvelles éclosions.
Notre planète nous appartient. Elle est notre bien commun. Nos vies nous appartiennent. Elles sont nos trésors.
En reconnaissant toutes nos dimensions, nous nous respectons. En ouvrant les yeux nous apprendrons à chérir la terre, à chérir nos vies.

A chacun de jouer sa partition.

J'ai le choix

Mon ami, je veux te compter dans les rangs de ceux qui choisissent d’être eux. Demain nous serons des millions à nous régaler du resplendissant cadeau qu’est la vie.

Je trépigne d’une joie ardente de te voir te choisir, de choisir la paix et l’amour de la vie, l’amour de la planète.

Pour que, demain ressemblera à ceci…

Une vie choisie

Paris, ce matin

6:15. Je me réveille avec un grand sourire sur les lèvres, avec encore à l’esprit les bribes d’un rêve enchanteur. Nous avions retrouvé grand-père Johan et grand-mère Mélie dans leur domaine de Tiquantiqui. Trois semaines de vacances paradisiaques avec les enfants et ma chérie.

Grand-père avait toujours su que la liberté n’était pas un dû, mais un choix.

Grand-père ne faisait pas ses 86 ans, il vivait dans une grande case alliant tradition et modernité. Il était toujours sollicité, sur les questions du choix de sa vie, de la liberté.

Les enfants pouffaient de rire lorsqu’il s’emportait quand un journaliste semblait insinuer qu’il n’y avait pas de preuve scientifique de ce qu’il avançait. Des partisans d’une vie choisie étaient nombreux à partager des ateliers, des activités d’éveil et de joie sans objet.

Grand-père avait résolu la question du libre-arbitre avec une simplicité et une aisance désarmante. Il avait compris depuis longtemps que le libre-arbitre était offert à chacun. Qu’il ne s’agissait point d’un obscur concept philosophique, mais d’une réelle posture de vie.

S’emparer du libre-arbitre, c’est décider que tu es le maître de ta vie. Et si tu es maître de ta vie, alors ce qui ne convient pas, tu peux le changer.

Depuis plusieurs décennies, il sillonnait le monde pour réveiller la communauté grandissante de ceux qui choisissaient leur vie. Quand j’y repensais je me rappelais que souvent, les idées les plus simples, étaient celles qui étaient le plus dur à appréhender.

Choisir sa vie Grand-père aimait à l’exprimer ainsi :

« Si ta vie point ne te va, alors une autre tu choisiras

Pour enfin devenir qui tu es ».

En achevant de me réveiller je sais que j’ai envie, tel Grand-Père de continuer à choisir ma vie. Je sais que c’est cette voie que j’ai envie de suivre.

En mettant en pratique ce que tous les enseignements spirituels concordants nous disent,

En expérimentant le pouvoir du choix, de la pensée créatrice,

En se rappelant que nous sommes des êtres d’énergie,

En augmentant notre vibration,

En écoutant nos coeurs,

Alors nous avons le pouvoir de vivre la vie que nous choisissons.

Plus nous serons nombreux à être conscients, plus nous serons à choisir ce qui nous plaît, plus la terre ressemblera à un Paradis.

En abdiquant ton pouvoir créateur, tu permets à des politiques, à des industriels de choisir à ta place. Et lorsque cela se produit, tu vois l’impasse nauséabonde vers laquelle cela nous conduit. En te soumettant à la médiocrité ambiante, en éteignant ton esprit critique tu deviens le zombie asservi des destructeurs du monde.

Rien ni personne, hormis toi, n’a autorité sur ton monde, sur ta vie.

Réveille-toi !

Imagine un monde, où dès leur plus jeune âge, les enfants sont instruits du pouvoir de leur pensée. Les enfants apprennent à écouter leur coeur, à exprimer leurs émotions, à suivre leurs rêves. Les enfants sont formés à choisir.

Dans ce monde, nous consacrerions notre temps à faire éclore et fleurir nos talents. Dans ce monde conscient et choisi, chacun se concentrerait sur ses projets, sur ce qu’il veut voir advenir.

En conscience, je ne peux choisir que la paix.

En conscience, je ne peux choisir que la beauté.

En conscience, je ne peux choisir que l’amour.

Je suis toujours ravi chaque fois lorsqu’un être s’éveille. Je suis toujours ravi lorsqu’un être choisit. Je suis ravi que nous soyons de plus en plus nombreux, chaque jour à rejoindre le mouvement pour une vie choisie.

La lumière, toujours vaincra ! ◾️

Philippe Eveilleau , être humain notoire

Nul autre que toi n'a autorité sur toi. Nul autre que toi ne saurait gouverner ta vie. Choisis-toi ! Réveille-toi ! Écoute ton cœur.

Philippe Eveilleau, être humain notoire Tweet

Références

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Distribution_of_wealth
Choisir ma réalité