Plus, plus vite, mieux

slowliving

L’autre fois j’ai vu une pub. C’était un bip pour passer à l’autoroute sans avoir à s’arrêter à prendre un ticket. Et ce qui m’avait frappé c’était le slogan marqué à la fin : vous allez gagner du temps.

Je me suis demandé, mais à quoi bon gagner 30 secondes ou trois minutes. Pour en faire quoi au juste ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais. Tout nous pousse à aller vite. Les médias sociaux, les médias pas sociaux, la TV…

Et cela crée un curieux sentiment d’urgence. Être toujours à la page, ne rien louper. Quand je discute avec des amis et que je leur dis que je n’ai pas de télé que je n’écoute pas la radio que je ne lis pas les journaux ils me disent mais comment tu fais pour être au courant des informations. En fait des informations vraiment importantes, qui me concerne directement me parviennent toujours. L’année dernière, quand j’ai commencé à voir des gens avec des masques un peu partout, je me suis dit tiens il se passe quelque chose on dirait…😉 alors c’est vrai que je n’ai pas eu droit à tous les rebondissements. J’ai sans doute loupé quelque chose…

Ce qui est colporté aussi par les médias c’est le culte de la nouveauté. Chaque jour de nouveaux produits. Toujours mieux que les précédents. Vous avez déjà vu les files d’attente monumentales pour le dernier itruc? Alors si jamais on est « à la pointe » cela ne dure jamais très longtemps. On est vite démodé. Donc continuons à courir, pour être toujours aux fêtes, avoir toujours mieux, toujours plus.

Mais une question à ce sujet me vient à l’esprit.

Comment cela nous fait-il nous sentir intérieurement ?

Ce matin, je faisais mon yoga dans mon jardin à la fraîche, vers 5h30. J’entendais les oiseaux. Je goûtais la rosée sous mes pieds. Je sentais la fraîcheur de l’air sur ma peau.

Et il me semblait qu’il n’y avait pas d’urgence. Tout était semblable à la veille. Mais avec une infinité de nuances : la blette qui hier soir était complètement raplapla à retrouvé ce matin une forme olympique. De nouvelles fleurs violettes étaient écloses. D’autres boutons floraux n’était pas encore ouverts.

La nature nous présente constamment de la nouveauté. La vie est changement constant. Mais la différence par rapport aux créations humaines, c’est que l’on a pas une furieuse envie de posséder le dernier bouquet de roses. On ne va pas absolument courir après la nouvelle vague à la plage.

Le rapport à la nature est différent. Quand on ferme les yeux, quand on coupe les réseaux. Et que l’on se trouve dans une forêt ou au bord d’une plage seul on s’approche plus facilement d’une certaine harmonie, d’une simplicité. Il est plus simple de toucher notre intériorité.

Je continue à explorer dans cette nouvelle vidéo [sic !] Des pistes pour explorer la slow life et le Wabi Sabi.

A bientôt pour toujours moins d’infos,

Phil

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